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19 juillet 2018 profiter des vacances pour apprendre autrement. les super marchés en regorgent, les relay en sont pleins : l’engouement pour les cahiers de vacances ne faiblit pas ! de « je rentre en moyenne section », en passant par passerelle pour le cm2, jusqu’au maths, ou français, ou anglais de toutes les classes du collège, on ne risque pas de les louper. histoire déjà de semer un grain de mauvaise conscience au parent qui passe sans s’arrêter devant les rayons, car il ne veut pas tomber dans le panneau de cette consommation effrénée, mais qui se rappelle quand même l’avertissement de la maîtresse : pour tom, ça va être dur le ce1… avec les grandes vacances les plus longues de tous les pays d’europe, les devoirs de vacances sont une corvée bien françaises. certains établissements, essentiellement les « privés sous contrat » les exigent. pas le choix pour ceux qui n’ont pas eu une année scolaire idéale, ils devront même, pour certains les présenter à la rentrée. sont-ils vraiment utiles ? parents et professeurs sont partagés. certains les trouvent incontournables, d’autres y sont carrément hostiles. pour ma part, recevant toute l’année des enfants et des adolescents pour qui la scolarité n’est pas toujours une mince affaire, je souhaiterais que la trêve estivale, soit une vraie trêve où on leur parle d’autre chose que de d’orthographe et de mathématiques, avec toujours un brin d’énervement dans l’air. je voudrais que leurs parents profitent de ce temps de repos et de retrouvailles familiales, pour les regarder autrement que comme des élèves. pour les plus jeunes les jeux sont de formidables terrains d’apprentissages : on peut y compter, exercer sa mémoire, fixer son attention, réfléchir à une logique. les temps de lecture partagés sont aussi une belle occasion d’enrichir son vocabulaire et de nourrir son imaginaire. en visitant une ville, un musée, un château, on apprend un peu d’hisoire ou de géographie, mais on sort des cadres académiques et scolaires qui assombrissent souvent les relations entre les parents et les enfants. les parents sont surpris souvent de l’enthousiasme de leurs enfants pour ces activités partagées avec eux. le plaisir est réciproque, il y a de la joie dans l’air. rien de mieux pour prendre confiance en soi et recharger ses batteries avant de preprendre le chemin de l’école. béatrice copper-royer lire la suite lire les commentaires (0) 28 mai 2018 le bac approche, les tensions montent. quelques conseils pour les contenir. « je n’en peux plus » me dit léa, 18 ans depuis quelques jours. « ma mère me demande dix fois par jour si j’ai travaillé, c’est pas comme çà que je vais m’y mettre ! » même son de cloche ou presque chez sacha, qui n’a pas l’air trop stréssé par son bac de français, mais qui décrit un père assez tendu, qui lui parlerait tous les jours de la prépa sciences po qu’il envisage pour lui à la rentrée prochaine. ces jours -ci l’attente des réponses de parcours sup, a fait monter les tensions d’un cran. l’anxiété semble gagner du terrain, envahir la scène familiale et parfois faire flancher les plus fragiles. le premier conseil que je donnerai donc aux parents concernés , serait bien sûr de mettre un immense mouchoir sur leurs peurs et de faire taire leur anxiété. leurs enfants la ressentent et l’interprètent comme un manque de confiance en eux. certains messages, sous tendus uniquement par l’agacement ou la crainte de voir son enfant échoué, sont interprétés comme des jugements sans appel : « pas la peine que je tente les écoles de commerce, ma mère n’arrête pas de me dire que je ne les aurai jamais ». cette mère veut signifier simplement à son fils qu’elle s’inquiète de ce qu’elle juge de la désinvolture. certaines paroles font alors plus de mal que de bien et parfois il est clair qu’il vaux mieux ne rien dire. a quelques jours des épreuves, il faut mettre de côté les prédictions pessimistes sur un avenir incertain. car, parmi ceux qui peinent à s’y mettre, il y a ceux qui ont peur. ceux là ont besoin d’aide. ce sont souvent des élèves qui ont un fort désir de réussite, mais n’ont pas fait tout ce qu’il fallait pour être à la hauteur de leurs ambitions. la montagne leur paraît alors soudain impossible à gravir et du coup ils s’arrêtent. ils ne savent pas par quel bout commencer. un parent, le plus patient des deux, parfois un grand parent, peuvent aider ces « anxieux ». leur donner ainsi des objectifs réalisables : tu fais telles fiches, tu travaille de telle heure à telle heure, je t’explique tel exercice ou je te fais réciter telle leçon. la main tendue est alors trés utile, même si elle peut sembler un peu régressive. autre conseil, faire passer des messages de confiance qui rassurent, confortent ou réconfortent. certains, sans problème particulier, peuvent néanmoins avoir des moments de doutes. entendre la confiance tranquille des parents, qui ne balaient pas d’un coup les inquiètudes mais savent les dédramatiser, leur fait du bien. enfin on peut être un peu plus vigilant sur la logistique : sommeil, repas non pas expédiés mais à peu près équilibrés, trajets repérés s’ils sont nouveaux, réveils à l’heure…ces détails, qui sont aussi des marques d’attention, éviteront du stress inutile. toutes les chances seront réunies pour que cette étape, oh combien symbolique et importante, soit franchie. béatrice copper-royer lire la suite lire les commentaires (2) 19 mai 2018 l’arrivée d’un troisième enfant : une petite révolution ? on ne se fait pas trop de soucis, le petit dernier de william et kate ne devrait pas trop bousculer l’organisation familiale. la logistique, pour eux, devrait être assurée sans problème. mais même avec une organisation matérielle solide, l’arrivée d’un troisième enfant ne manque pas de bouger l’équilibre familial. un enfant de plus et voilà que les adultes se trouvent en minorité et doivent faire face à trois enfants d’un âge différent, qui n’ont ni les mêmes besoins, ni les mêmes rythmes. l’arrivée du bébé, aprés quelques années sans couches, ni biberons, ni réveils nocturnes, donnent à ses parents, un coup de jeune, certes, mais aussi un coup de fatigue, d’autant que les plus grands ne se sont pas mis en mode « pose » et attendent avec vigilance, l’attention qui leur est due. « c’est dense », me dit cette mère de famille heureuse « d’avoir osé passer le cap de la famille nombreuse », mais néanmoins lucide sur les changements que cela opèrent dans son univers familial. « on a, à l’évidence moins de temps pour soi et pour le couple et le risque, c’est de se laisser envahir » dit-elle avec une pointe d’inquiètude. il est certain que le couple, dans les premiers temps, et même les plus vigilants, va avoir du mal à protéger son intimité. l’organisation matérielle est plus lourde. la fatigue aidant père et mère peuvent se reprocher mutuellement de ne pas en faire assez, de ne pas soutenir l’autre, ce qui crée des tensions. elles sont évidemment surmontables, mais elles le seront d’autant plus que la communication aura été fluide et harmonieuse et l’entente solide. car, ce qui est certain, c’est que la naissance d’un troisième enfant ne peut en aucun cas servir de ciment ou de remède à un couple fragile ! elles sont surmontables aussi car le troisième enfant bénéficie de l’expérience de ses parents, qui ont « appris » à être parents sur le dos de l’aîné, le malheureux, qui a essuyé les plâtres et s’est vu chargé de multiples projections, anxieuses ou idéalisantes…rien de tel pour le plus jeune qui, le plus souvent, a à faire à des parents beaucoup plus patients et décontractés, qui ne s’inquiètent pas au premier cri, savent faire preuve d’un peu de souplesse, n’attendent pas de lui la lune, et se réjouissent de ce qu’il est, tout simplement. béatrice copper royer. lire la suite lire les commentaires (3) 28 mars 2018 parents sous tension, enfants sous pression le deuxième trimestre est terminé. les conseils de classe s’annoncent ou sont passés, le bac approche, le brevet aussi. et la tension mont